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Êtes-vous ouvert d'esprit ?

Quelque chose me dérange.  C'est la fermeture d'esprit.  Je l'ai vu dans le monde équestre et je le vois dans le monde canin. Quand nous sommes tellement attachés à la manière dont on fait des choses, on laisse pas la place à des nouvelles possibilités. Ne vous méprenez pas, le changement, c'est difficile. Mais gardez l'esprit ouvert ! Personne n'a toutes les réponses... 

Si c’est doux, positif, bienveillant et que cela fonctionne pour aider l'animal — essayons-le ! Sans laisser des croyances limitantes brouiller notre jugement.

Vous avez peut-être remarqué que j’ai commencé à organiser des stages pour chiens. J’ai toujours eu envie de participer aux formations TTouch pour les chiens, d’abord parce que cela signifie… encore plus de TTouch ! Et si vous êtes accro vous aussi, vous savez que quand on y goûte… on ne décroche plus…

Et puis j’adore apprendre ! Pourquoi ne pas en apprendre davantage sur ces êtres incroyables qui partagent notre vie d’aussi près ? 🐶

Alors je me lance dans l’organisation et la communication sur ces stages. Je me suis dit qu’un groupe sur le comportement canin serait un bon endroit pour en parler, et j’ai poliment demandé l’autorisation pour partager. On m’a gentiment refusé, parce que le TTouch ne rentrerait pas dans leur case « basé sur la science ».

J’aime la science, vraiment. J'aime comprendre comment fonctionnent des choses.  Je soutiens des gens qui essayent de nous aider à mieux comprendre notre monde avec la science.  Il y a de nombreux éléments Tellington que Linda et Robyn pratiquent depuis des années qui peuvent être vérifiés et soutenus par la science — certains commencent même tout juste à être expliqués parce que la science est parfois très en retard ! Mais "la science" n’est pas une fin en soi et n'a pas toutes les réponses ! Bien souvent, elle vient confirmer quelque chose que nous savons déjà - donc il faut d'abord le découvrir… Et parfois… elle se trompe.  Elle change aussi avec le temps... La recherche prend en compte des nouvelles informations.

C’est pourquoi il est essentiel de lire attentivement les conditions des études - et de savoir qui les a produites - avant de s’en servir comme preuve et influence. Si quelqu'un vous dit que c'est basé sur "la science" - n'arrêtez pas là ! Utilisez votre bon sens et votre sens critique pour bien comprendre de quoi il parle.

La méthode Tellington ne rentre pas vraiment dans le modèle des quadrants du conditionnement opérant… c’est peut-être justement pour cela que nous avons autant de bons résultats ? Nous acceptons de penser en dehors du cadre. Ne mettons pas d’étiquette. Explorons ce qui peut fonctionner pour l’individu en face de nous.

Si l’on regarde l’évolution de la méthode Tellington, à ses débuts (1975), ce qui était proposé était très différent de ce que les gens avaient l’habitude de voir avec les animaux. Il n’y avait pas de recherches scientifiques établies à l’époque — et pourtant, cela fonctionnait.  Je préfère l'expression « fondé sur des données probantes », car ce travail s'appuie sur des résultats concrets.

Être innovant, créatif, ouvert à ce qui peut émerger… (un esprit trouvé dans le Feldenkrais) c’est ce qui a permis de trouver des solutions incroyables au fil des années. Chaque formation de praticiens est l’occasion de partager ce que nous apprenons dans nos expériences avec des individus parfois très uniques - qui nous poussent à apprendre et à adapter - et ainsi l’innovation, l’évolution et l’apprentissage continuent.

Il ne s’agit pas d’avoir raison.

Nous évitons les affirmations toutes faites qui ferment, comme :

  • Nous avons toutes les réponses.
  • Nous savons ce qui est vrai.
  • Toutes les techniques marchèrent sur tous les individus.
  • Ce n’est pas basé sur la science, donc c’est pas intéressant.
  • Je n’en ai pas l’expérience, donc c’est faux.
  • Je ne vois pas ce que vous voyez, donc ce n’est pas vrai.
  • Cela n’a jamais été fait, donc ce n’est pas possible.
  • Je ne sais pas ce qui va se passer si je fais ça, donc j'évite.
  • Mon animal est de telle race, donc ça ne marchera pas.
  • J’ai toujours fait autrement.
  • Ça ne peut pas marcher parce que... 

Nous constatons qu'il y a plus qu'une vérité, il y a parfois plusieurs solutions...

Ce que nous essayons plutôt de nous demander :

  • Comment pouvons-nous faire pour que la personne et l’animal réussissent ?
  • Que pourrions-nous changer pour obtenir un résultat différent ?
  • Qu'est-ce qu'on peut observer pour nous aider à faire des bons choix ?
  • Il ne s’agit pas de trouver LA bonne réponse. Il s’agit de trouver la réponse qui fonctionne pour l’animal qui est devant vous, aujourd’hui.
  • Qu'est-ce qui se passera si nous essayons ... ?

Si c’est doux, positif, bienveillant et que cela fonctionne pour aider l'animal — faisons-le ! Sans laisser des croyances limitantes brouiller notre jugement.

L’une de nos phrases clés vient d’Edie-Jane Eaton, une des instructrices fondatrices :  « Fais simplement le travail. »

Parce que quand nous faisons ce travail, nous voyons des changements. Nous ne savons pas exactement quels changements vont se produire, mais nous savons qu’ils viendront — si nous faisons le travail.

Alors faisons le travail. Explorons. Adaptons. Apprenons les uns des autres. Et surtout, écoutons d’abord nos animaux.

Si vous êtes prêt(e) à changer votre manière de penser, à modifier votre façon de bouger dans votre corps et à explorer les possibilités — bienvenue ! (Chacun à sa vitesse, bien sûr !)

Si vous êtes ouvert(e) à proposer différentes techniques et solutions sans savoir exactement ce qui va se passer, mais prêt(e) à apprendre et écouter le feedback de votre animal — bienvenue !

Prêt(e) à expérimenter ?  Ouvert(e) aux possibilités ? J’ai hâte de vous rencontrer lors de nos prochains stages.

Ce printemps, nous avons l'incroyable chance d'avoir Robyn Hood, cofondatrice de la méthode Tellington avec nous pour ces formations. Profitez de ses 50 ans d'expérience avec cette méthode douce et bienveillante : 
  • Chevaux : Du 06-08 mai 2026
  • TTouch for you : 09 mai 2026
  • Chiens/petits animaux : Du 10-12 mai 2026
57420 Pournoy-la-Grasse

[Inscription sur HelloAssoc ou avec moi.]
Merci pour vos partages. 🙏 




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Formations certifiantes méthode Tellington TTouch®


🌿 Tellington TTouch® : une approche douce pour l’animal… et pour nous

Stage bien-être équin, bien-être canin et bien-être pour soi...

« Connaissez-vous la méthode Tellington TTouch®
Une approche respectueuse et profondément sensible qui aide l’animal à réduire le stress, retrouver confiance, et se sentir en sécurité dans la relation.

Ce que j’aime dans cette méthode, c’est qu’elle ouvre un espace où l’on apprend à écouter autrement, à entrer en lien par le toucher, la présence et la conscience.
Et ce lien, il transforme autant l’animal… que l’humain.

🐾 La relation humain–animal devient un lieu de co‑régulation, de compréhension mutuelle, de douceur partagée.

✨ Et parce que j’ai à cœur de vous accompagner avec des outils toujours plus complets, je vais également me former au TTouch pour l’humain.
Pour vous proposer bientôt des pratiques qui soutiennent le corps, l’émotionnel et la relation. »

Christelle, participante du stage

Les formations sont ouvertes à tous, si vous débutez ou si vous êtes sur la voie de devenir praticien(ne).
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📍 Dates & lieu

• Chevaux : 6–8 mai 2026
• Chiens : 10–12 mai 2026
• TTouch for You (humain) : 9 mai 2026
📍 Escapade – Centre de médiation animale, 19d rue Principale, 57420 Pournoy‑la‑Grasse, France
Tarif : 470 euros pour 3 jours de formation.

🔗 Inscriptions

👉 https://www.helloasso.com/associations/association-tellington-ttouch-france

Le menu !!  




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Quand l’eau bouillonne - les stressors ou les bougies


Les défenses des chevaux: comme un feu qui couve

par Edie Jane Eaton, instructrice Tellington-TTouch et formatrice Feldenkrais, Canada.

Cet article a été publié à l'origine dans la newsletter «Stay in touch» par Robyn Hood

Edie-Jane Eaton était l'une de nos merveilleuses instructrices qui a enseigné la méthode Tellington dans le monde entier pendant plusieurs décennies. Edie-Jane est décédée subitement en 2022 et elle nous manque terriblement. 

(Les propos développés dans cet article peuvent aussi s’appliquer aux chiens. Remplacez simplement «cheval» par «chien» en transposant les comportements et les situations correspondantes. ).

En règle générale, les praticiens TELLINGTON comprennent bien que les chevaux qui développent des défenses ont toujours une bonne raison de le faire, voire plusieurs.

Ces raisons peuvent être diverses:

  • incompréhension face à ce qu’on leur demande de faire
  • tensions
  • malaise physique
  • peur
Tous ces facteurs peuvent influer sur la mobilité du cheval et son comportement. En présence de défenses chez un cheval, il est impératif de prendre le temps de comprendre ce qui est en jeu. Il vaut la peine de saisir ce qui se passe dans le corps du cheval et dans sa relation à son environnement, autrement dit ce qui se cache derrière le problème, au lieu de juste essayer de le corriger. 

Même quand nous sommes conscients qu’il y a une raison qui explique le comportement de nos chevaux, quand nous reconnaissons qu’ils ne sont pas simplement têtus ou qu’ils n’ont pas décidé de résister simplement pour résister, quand nous passons beaucoup de temps à chercher le déclencheur du comportement problématique, nous pouvons avoir de la peine à résoudre cette énigme. Parfois, lorsque nous pensons avoir enfin trouvé la racine du problème et que le cheval reproduit le comportement en l’absence du fameux déclencheur, c’en est trop et nous explosons: sans déclencheur, pas d’excuse! Parfois aussi, nous nous adaptons. Nous faisons tout ce qui est en notre possible pour éviter ce que nous supposons être le déclencheur: nous démontons le mors avant le mettre au cheval ou nous faisons un détour pendant la balade. La vie peut être très compliquée!

Accumulation des facteurs de stress

Cette recherche du déclencheur s’apparente souvent à chercher une aiguille dans une botte de foin. Etes-vous déjà «rentré dans le cadre» d’une personne avant de vous excuser de votre attitude, peu importe le prétexte – vous aviez mal à la tête en vous réveillant, votre réveil n’a pas sonné, la machine à café était en panne, cela circulait mal, vous avez perdu votre porte-monnaie, etc. Sans parler du stress subtil provoqué par la révolte de votre adolescent pubertaire ou la prise en charge de vos parents. Ce sont toutes des petites choses de la vie qu’on arrive bien à gérer séparément, mais toutes en même temps? Peine perdue. Ce que la personne à qui vous êtes rentré dans le cadre a pu vous dire ou faire ne compte pas, c’était juste la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, le paroxysme des facteurs de stress accumulés. C’est la même chose pour les chevaux. Quand il n’y a que quelques facteurs de stress, le cheval arrive à les gérer, mais il disjoncte quand ils se sont s’accumulés.

Quand l’eau bouillonne - les stressors ou bougies

Je me représente ces facteurs de stress – les difficultés rencontrées par les chevaux – comme des bougies. Elles sont allumées sous une casserole remplie d’eau et en chauffent le contenu. La température de la casserole correspond au degré d’irritabilité du cheval. Lorsque seules quelques bougies brûlent, le cheval garde le contrôle et fait bonne figure. Si d’autres bougies s’allument, la température dépasse le point d’ébullition et le cheval perd le contrôle de la situation. Plus important encore: il n’est plus capable d’apprendre! Si nous ne sommes pas conscients de l’effet cumulatif du stress, nous avons l’impression que le comportement du cheval est inexplicable, alors qu’on aurait pu le prévoir si l’on avait pris la peine d’identifier le moindre facteur de stress. 

Les bougies peuvent être allumées par des tensions ou un malaise physique et s’exprimer dans les gestes quotidiens, au moment du pansage, à l’attache etc., par de la peur dans le box, peur de monter dans le van ou peur du trafic, par un manque de confiance envers le soigneur ou le cavalier, qui résulte souvent de malentendus. 

Il peut être difficile de repérer ces petites bougies, et même quand il nous semble que le cheval va bien, il se peut que nous n’ayons pas encore réalisé que des bougies sont déjà allumées. Et même quand nous savons qu’elles brûlent, nous pouvons les considérer comme futiles ou sans lien avec le problème qui nous préoccupe, et nous les laissons brûler. Quand des bougies restent allumées sans interruption, peu importe leur taille, l’eau demeure chaude et peut rapidement atteindre le point d’ébullition. C’est là où je veux en venir: même de toutes petites bougies ont une influence. Si nous prenons le temps d’identifier le plus grand nombre de bougies et de les éteindre, cela peut faire une sacrée différence. 

Lorsque nous les aurons éteintes, il se peut carrément que le cheval n’adopte plus jamais de comportement de défense! 

Une anecdote à titre d’exemple

Un jour, j’ai travaillé sur un cheval pour aider sa cavalière à apaiser le cheval quand il disjonctait en concours. J’ai fait un peu de tout: travail corporel TTouch pour localiser et apaiser les tensions, travail au sol dans le Parcours d’apprentissage pour tester et améliorer son équilibre et son centre de gravité. Comme toujours, j’ai décelé de petites choses qui pouvaient être améliorées et sur lesquelles j’ai passé quelques minutes. Aucune n’a déclenché le comportement problématique, mais elles provoquaient une certaine tension dans le corps du cheval. Je n’ai vu ce cheval qu’une seule fois, et lorsque j’ai revu sa propriétaire à la fin de la saison des concours et que je lui ai demandé si mes propositions l’avaient aidée, elle m’a répondu:
«Hmmm, je n’en suis pas certaine, il n’a plus jamais disjoncté…»
... «Ah! J’ai compris!!!!»

J’utilise le modèle des bougies pour expliquer comment la méthode Tellington peut modifier des habitudes évidentes et ancrées, même si sur le moment le praticien n’est pas en train de «résoudre» le problème. Lorsque nous appliquons la méthode Tellington, nous éteignons plein de petites bougies, parfois même sans en être conscient ni les avoir identifiées. 

Dans l’exemple que je viens de raconter, on m’a demandé d’aider la cavalière à gérer le comportement problématique de son cheval. On ne m’a pas demandé d’agir en amont et d’éviter que le cheval produise ce comportement problématique, et pourtant c’est ce qui s’est passé. Il se peut toutefois que la cavalière continue de penser que son cheval ne changera pas et que ses réactions font simplement partie de son caractère («Il est comme ça!»). 

Avec la méthode Tellington, nous nous rendons compte que cette résignation fataliste reflète rarement la réalité. Je pense que beaucoup de petites bougies qui brûlent chez la plupart des chevaux seraient assez faciles à éteindre, et que la neutralisation de leur effet sur la température (l’irritabilité) permettrait au cheval de rester calme, dans un état qui lui facilite l’apprentissage. Quand un cheval se met à réfléchir au-delà de ses réactions instinctives, c’est comme une réaction en chaîne qui s’enclenche, et les problèmes se résolvent d’eux-mêmes. Résultat: un cheval dont le comportement ne cesse de s’améliore tant qu’il ne subit d’influences stressantes et négatives. 

Apprendre à «lire» le cheval

Une séance Tellington commence par une observation du cheval en profondeur, afin de déceler les éléments (bougies) qui alimentent les problèmes. Pour les identifier, nous devons comprendre comment le cheval manifeste son inquiétude ou sa peur. 

Déchiffrer le vocabulaire du corps, qui peut être très subtile et avoir des manifestations involontaires (contractures, apnée, pouls rapide, etc.), nous aide à détecter les bougies. Ce langage dépend de chaque animal et peut se manifester de diverses manières: le cheval peut faire des écarts, mastiquer, gratter le sol, se projeter en avant, se figer. 

Ces manifestations sont souvent prises pour des «vices», alors que bien souvent, ce n’est qu’une manière pour nos chevaux de nous dire «Je n’apprécie pas ce qui se passe». C’est triste, quand on y pense, de se rendre compte que nous n’entendons pas ces plaintes et que nous punissons même nos chevaux pour cela. 

C’est comme si nous leur répondions: «Ne dis pas que tu n’apprécies pas!» Soyez attentif à ces comportements, observez les réactions subtiles et vous développerez votre capacité à détecter les bougies, même les toutes petites qui étaient peut-être toujours en train de brûler à l’arrière-plan. 

Il existe trois catégories de bougies: les malentendus, les tensions/malaises physiques et la peur. Je pense que tous les passionnés d'équitation m’approuveront quand j'affirme que la compréhension, le bien-être physique et la confiance sont des conditions de base essentielles pour un travail efficace et de bonnes performances.

Malentendus

Il est primordial de se rendre compte quand un cheval est inquiet si l'on veut apprendre à le comprendre, et il est tout autant important de savoir quand il nous a compris – ou non! Vous réaliserez que vous pouvez lui montrer que vous tenez compte de son inquiétude en modifiant ce que vous êtes en train de faire ou en vous immobilisant un moment. Vous instaurerez ainsi une relation de confiance qui facilitera le travail. Le stress qui agit sur vous et le cheval diminuera. Vous arrêterez de vous méfier l’un de l’autre, et les malentendus se feront de plus en plus rares. 

Cela semble très facile, et c'est facile en réalité. Reconnaissez que le cheval donne probablement le meilleur de lui-même, tout comme vous. Et en cas de doute, accordez-lui le bénéfice du doute! 

Tensions et malaise physique

Vous devez toujours vous assurer que le cheval ne souffre pas de troubles médicaux. La méthode Tellington est un merveilleux complément aux soins vétérinaires, mais elle ne les remplace pas. Quand un cheval présente des tensions corporelles, il peut avoir de la peine à exécuter ce qu'on lui demande, et elles peuvent rendre certains mouvements désagréables, voire impossibles. Laissez glisser vos mains sur le corps du cheval avec douceur et vous ressentirez où il apprécie le contact et où il provoque un malaise. Vous localiserez les tensions et vous observerez des changements dans la qualité du poil, ainsi que des variations de température. Pendant l’exploration, il est important que le cheval soit libre de ses mouvements, et vous aussi. Vous souhaitez observer ce qu'il fait et mieux comprendre sa manière de s'exprimer. 

Les schémas de tensions influent sur la posture corporelle, qui est étroitement liée au comportement. Vous remarquerez peut-être qu'un cheval qui tient sa tête haute et qui a tendance à fuir a aussi l'encolure et le dos contractés, tandis qu'un cheval nerveux – un peu comme un éléphant se tenant en équilibre sur un tonneau – présente une multitude de tensions dans les jambes et au niveau du ventre. Il est très instructif de prendre conscience de ces relations. En les comprenant, on parvient à résoudre des énigmes en lien avec le comportement du cheval. 

Il existe des relations directes entre des gênes dans certaines parties du corps et certains comportements.

  • Nous avons souvent constaté que les chevaux qualifiés d'émotifs ou de névrosés ont de la peine à accepter qu'on leur manipule la bouche, ou ils sont très tendus au niveau des lèvres et de la mâchoire. 
  • Les tensions présentes sur les flancs et au niveau du ventre peuvent diminuer la perception que le cheval a de ses jambes, bien qu’il réagisse vivement au moment du pansage à cet endroit.
  • Les tensions au niveau des épaules et des cuisses peuvent nuire à la circulation sanguine dans les sabots. Ces chevaux ont alors souvent les jambes très froides. Ils peuvent réagir avec nervosité aux changements de sol ou sont assez craintifs en général.
  • La queue rentrée entre les jambes et des tensions dans l'arrière-main caractérisent les chevaux effrayés par les objets derrière eux ou qui se ruent au travers des ouvertures. 

Même sans apaiser ces tensions à l'aide des techniques Tellington, vous constaterez peut-être que vos effleurements sur le corps du cheval vous fournissent quantité d'informations sur les raisons de son comportement et pourquoi il a besoin d'aide et d'attentions. Accorder de l'importance à ce que vous ressentez et en prendre conscience peuvent marquer le début d'un changement. Tout comme une main bienveillante posée sur votre épaule contractée vous invite à la détente, vos effleurements modifieront la mobilité de votre cheval. 

Peurs

Les peurs sont en lien étroit avec le sentiment d'assurance d'un animal. Ne pas sentir sûr de soi peut provoquer ou renforcer des peurs. L'insécurité empêche l'apprentissage, et le stress qui en découle agit sur le métabolisme et le comportement. Se sentir sûr de soi est une condition pour dépasser ses peurs. 

Nous pouvons renforcer le sentiment de sécurité d'un cheval en lui permettant de bouger. Vous souvenez-vous quand, enfant, vous vous dégagiez de la prise de vos parents quand ils étaient nerveux car cela vous rendait encore moins sûr de vous? 

Les chevaux dont le corps est bien équilibré sont sûrs d'eux. Ils s'équilibrent d'eux-mêmes s'ils sont libres de bouger la tête et l'encolure. Le mouvement est aussi utile de par son effet physiologique apaisant. Avez-vous déjà ressenti le besoin de bouger après avoir reçu une mauvaise nouvelle?

Lorsqu’un cheval s’emballe, nous aimerions plutôt qu’il s’arrête de bouger. Souvent, notre réflexe est de le tenir plus fermement, ou nous essayons de le raisonner. Nous essayons à tout prix de le stopper dans son comportement. La prochaine fois que vous vous retrouverez dans cette situation, essayez la chose suivante: 

  • commencez par expirer tout l’air de vos poumons!
  • Donnez de l’espace au cheval en avançant au lieu de tirer sur sa tête,
  • et laissez-lui assez d’amplitude pour tourner la tête et regarder autour de lui. 

Si nous voulons que notre cheval développe davantage d’autocontrôle, nous devons aussi commencer par arrêter de vouloir le contrôler. Si vous savez ce qui l’a effrayé, positionnez-vous perpendiculairement par rapport à cet objet. Et quand vous lui demanderez d’avancer, déplacez-vous sur le côté de ce qui a provoqué sa peur, afin qu’il puisse le voir. Il va finir par baisser la tête et n’aura plus de raison de paniquer. Vous constaterez deux choses: votre cheval a pris conscience de ce qui l’a effrayé, et il est en mesure d’écouter et de réagir à ce que vous lui demandez. C’est un fantastique processus d’apprentissage pour lui. 

Linda Tellington-Jones, la fondatrice de la méthode Tellington, a décrit l’intention de ce travail comme «aider le cheval à dépasser ses réactions instinctives et à apprendre à apprendre». Ses instincts s’expriment dans les comportements réactifs et les schémas de tensions qui agissent sur la mobilité. Simplement laisser glisser vos mains sur votre cheval peut le détendre et changer son comportement. 

Accordez-lui de petites pauses pour qu’il assimile l’effet de vos effleurements et qu’il ressente son corps d’une nouvelle manière. Si vous lui permettez de bouger pour qu’il se rééquilibre de lui-même et qu’il explore son environnement, vous l’aiderez à développer une meilleure conscience corporelle – une image claire de son être. Il vous en remerciera par davantage d’autocontrôle et de meilleures performances. Et mieux encore: votre relation s’en trouvera approfondie si vous lui donnez l’occasion de vous parler, et si vous écoutez ce qu’il a à dire. 

2011© Edie Jane Eaton, Instructor pour chevaux et animaux de compagnie,
www.listeningtowhispers.com
Traduction: Laure Rondez, www.tradaction.ch
Rédaction: Lisa Leicht, Instructor pour animaux de compagnie,
www.lisaleicht.ch

Prenez contact avec moi pour organiser une séance avec votre cheval ou un stage !

🇬🇧

English version of this article : 







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Tellington TTouch avec les chiens


La méthode Tellington TTouch ne se limite pas au travail corporel TTouch, elle englobe également une philosophie globale, des techniques d'observation, des outils non invasifs ET des exercices de travail au sol/en laisse qui, ensemble, transforment la façon dont un chien se sent - ce qui, à son tour, affecte la façon dont il se comporte extérieurement.  

Tout comme nous, lorsque les chiens se sentent mieux et plus en sécurité, ils peuvent se montrer plus réceptifs plutôt que réactifs face à des situations nouvelles ou potentiellement difficiles.

Voici un aperçu de la façon dont la méthode Tellington utilise des exercices de leashwork pour aider les chiens à se déplacer dans un meilleur équilibre.  Ces concepts vont au-delà du dressage, il ne s'agit pas seulement de répétitions ou d'associations systématiques, mais ils aident souvent les chiens à apprendre, ce qui rend le dressage plus durable et plus efficace.

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La publication avec l'image thermique du chien tondu est décevante

Cette image d'un chien à moitié tondu qui circule sur l'internet ne supporte pas l'argument qu'elle présent. J'aimerais vous faire comprendre que la poste communique une information trompeuse au détriment à tous qui font la thermographie sérieuse.

Il faut comprendre que l'appareil qui prendre les images infrarouge détecte la chaleur qui est émis des surfaces ♨ et donc pas la vrai température de l'animal ni la température de la peau ou à quel point il se sent chaud ou froid.

(🌡Considère bien que la température normal d'un chien se situe entre 38°C et 39°C, donc si votre chien avait une température de 24°C ou 30°C vous auriez beaucoup plus des soucis que sa ressenti de la chaleur....)

L'image est censée montrer que où le pelage est plus longue (non tondue), le chien est plus frais....

En fait la zone non tondue agit en tant que isolateur et garde la chaleur à l'intérieur. La zone tondue semble être plus chaud parce que elle perdre plus de chaleur! ♨

Je ne suis pas qualifié pour vous dire si vous devriez tondre votre chien ou pas, à mon avis, ça dépend de la race et de l’individu. Consultez un toiletteur de chien professionnel qui pourra vous aider.

Faut-il tondre son chien?

Coup de chaleur chez le chien

Temps chaud, canicule : rafraichir et protéger son chat ou chien

Pour vous aider à mieux comprendre je vous donne cet exemple.  Considérez cette image thermique d'une maison, est-ce qu'il fait chaud dans la maison même si la surface du toit est froide ?  Oui, parce que l'isolation dans le toit garde la chaleur à l'intérieur.

J'écris cet article en plein été dans le sud-ouest de la France où il fait très chaud dehors, dans ma maison en pierre c'est vrai qu'il fait maintenant frais parce qu’elle est bien isolé de la chaleur qui est dehors  - mais pendant l'été est-ce que nous mettons le chauffage… ? Normalement non…  Donc dans ce cas il n'y a pas de source de la chaleur dans la maison, de coup l’isolation garde la chaleur à l'extérieur de la maison. Mais dans le cas de votre chien, son métabolisme est source de chaleur toute l'année et donc les poils gardent la chaleur à l’intérieur....

Voilà c'est tout, je n’activerai pas les commentaires, je voulais juste vous demandez à ne pas être aveuglé par les couleurs jolies et utilisez un peu de bon sens, surtout lisez les commentaires des publications avant de partager les choses sur le média sociale.

Si vous voulez apprendre plus sur la thermographie je reste à votre disposition en tant que technicienne certifiée pour les séances avec les chevaux. Restez au frais.

Plus d'infos sur la Thermographie

Plus d'info:


L'avis de Dr David Marlin sur cette image (article FB anglais)
 
et sa publication sur le sujet d'isolation : 


Ce lien a des supers images des animaux y compris un lion si vous scroller un peu:
"In its natural range, the lion has to deal with the hot days and cold nights of the savanna, and its thermal image shows how the thick mane of a male helps it retain warmth during the night while he pants off heat during the day. "


Wikipedia Thermographie, Wikipedia Infrarouge



⚠ Donc quand vous voyez ce poste faites attention! 

Publication qui circule sur l'internet
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Article: Tension Patterns in Dogs By Sarah Fisher

"Understanding how posture relates to and directly influences behaviour in animals can give you valuable information about how and why your dog reacts the way he does in certain situations. This can be a helpful tool when selecting a dog from the shelter when details about the dog’s background may be sketchy or completely unknown."

"What are Tension Patterns?
Tension Patterns are areas of tightness that exist in an animal’s body. They may be obvious and inhibit the natural movement of an animal to a greater or lesser degree or may be subtle and less easily detected. Either way they will have an effect on the way the animal functions on an emotional, mental and physical level. "

Full article: https://ttouch.ca/tension-patterns-in-dogs-by-sarah-fisher-tellington-ttouch-instructor/ (anglais)
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