Vous n'avez jamais entendu parler de Linda Tellington-Jones ou du TTouch ? Pourtant ça fait 50 ans que Linda travaille pour une approche plus compatissante envers les animaux avec sa soeur et ses praticiennes mondiales. Elle fête ses 89 ans cette année.
Mes élèves me disent souvent : « Pourquoi tout le monde ne connaît pas cette méthode?"
Et la réponse ?
Bien, peut-être c'est un problème de langue? Pourtant l'équitation éthologique est aussi venue des États-Unis et personne n'est passé à l'écart…
Peut-être un manque de marketing ? Ça peut se comprendre. Très peu de praticien(ne)s en France et on n'est pas des sages sur la scène, mais plutôt des guides qui marchent à côté de ceux qu'on veut aider. ("Be not the sage on the stage, but the guide who walks by the side").
Je ne connais pas beaucoup de praticien(ne)s qui aiment vraiment être dans le spotlight, préfèrent plutôt une approche discrète et subtile. Je pense que la méthode est comme ça... donc logique que ça attire des personnes qui résonnent. Les gens qui arrivent à nous trouver sont ceux qui cherchent parce qu'ils ne trouvent pas résonance avec des méthodes plus accessibles.
Après tout, le monde peut avoir ses problèmes, les réseaux sociaux souvent tellement blessants, et nous nous sentons souvent mieux dans notre coin avec nos animaux - c'est ce que dit l'introverti que je suis en tout cas... Après tout, qui veut être sur l'ordi quand on peut passer du temps avec nos animaux?
On voit tellement de violence dans le monde équestre, pourquoi Tellington n'est-il pas plus connu ? Est-ce que ça ne sera pas beaucoup mieux si on commençait tous par apprendre cette méthode dès nos premiers pas avec les chevaux ?!
En tout cas, ce n'est jamais trop tard pour débuter. Ma prof d'équitation m'a dit une fois, "Ton cheval ne fait qu'attendre patiemment que tu trouves la bonne réponse, il sera content quand tu arrives, mais il ne te culpabilise pas."
On entend souvent qu'un cheval raide ou inconfortable a besoin de se relâcher davantage. Pourtant, chez le cheval hyperlaxe, la réalité est tout autre : ce dont il a le plus besoin, c'est de développer sa proprioception, sa stabilité et sa conscience corporelle.
La sélection moderne a favorisé des chevaux de plus en plus mobiles, notamment pour obtenir davantage d'amplitude et un effet spectaculaire dans certaines disciplines comme le dressage. Cette grande souplesse peut être impressionnante à regarder, mais elle n'est pas sans conséquences pour le bien-être et la longévité de nos chevaux.
Un corps très mobile doit être capable de se stabiliser. Sans cette stabilité, le cheval doit fournir un effort permanent pour organiser ses mouvements et protéger ses articulations.
L'hyperlaxité peut contribuer à certains défis, notamment une moindre stabilité posturale, une sollicitation accrue des tissus de soutien, et possiblement une plus grande sensibilité au stress chez certains individus. Chaque cheval reste toutefois unique, et de nombreux autres facteurs — génétiques, environnementaux et liés à l'entraînement — entrent en jeu.
Les lordoses, qui peuvent être accentuées lorsque le système musculaire ne parvient pas à soutenir efficacement la colonne vertébrale.
La descente des boulets, signe que les structures de soutien sont fortement sollicitées et que le cheval manque parfois de stabilité.
L'anxiété et l'hypervigilance, car un animal qui ne se sent pas stable dans son propre corps peut avoir davantage de difficultés à se sentir en sécurité dans son environnement.
Un risque accru de blessures, notamment au niveau des tendons, des ligaments et des articulations, lorsque les mouvements dépassent régulièrement les capacités de contrôle du corps.
L'objectif n'est donc pas de rendre ces chevaux encore plus souples, mais de leur apprendre à mieux utiliser leur corps. Le travail de proprioception, les exercices d'équilibre, les transitions réfléchies, les variations de terrain ou encore certaines approches de travail au sol peuvent les aider à développer une stabilité fonctionnelle.
Un cheval hyperlaxe n'a pas besoin qu'on lui demande davantage d'amplitude. Il a besoin qu'on l'aide à trouver l'organisation, la coordination et la confiance qui lui permettront d'utiliser sa mobilité sans qu'elle devienne une faiblesse.
La véritable question n'est peut-être pas : Comment puis-je le détendre davantage ? mais plutôt : Comment puis-je l'aider à se sentir plus stable et plus en sécurité dans son corps ?
Core Training and Rehabilitation in Horses - PubMed
Hypermobilité et proprioception
En parlant avec une collègue (instructrice Tellington et kiné pour humain), elle-même "hypermobile", elle recommande d'expérience personnelle les bandes Tellington.
Les personnes souffrant d'hypermobilité présentent souvent des signes de mauvaise proprioception.
Les récepteurs proprioceptifs ont du mal à envoyer des signaux à cause de la laxité du tissu conjonctif.
Les muscles ne répondent pas avec autant de précision et de rapidité.
"Les personnes souffrant d'hypermobilité sont (jusqu'à 16 fois) surreprésentées parmi les personnes souffrant de troubles de panique ou d'anxiété. L'hypermobilité est également liée à des troubles psychosomatiques sensibles au stress, notamment le syndrome du côlon irritable, la fibromyalgie et la fatigue chronique et est associée à une hypersensibilité aux stimuli nociceptifs."
Cherchez-vous une méthode douce pour travailler avec votre cheval ?
Cette méthode douce nous invite à observer différemment notre cheval, à utiliser le contact tactile par toucher léger et à écouter d'une manière approfondie notre cheval pour le guider et l'amener à coopérer afin de créer en lui un mieux-être. Nous parlerons de l'équilibre, de la posture et de la proprioception, parce que tous peuvent avoir une très grande influence sur le comportement de nos chevaux.
Aucun besoin de monter en pression, nous apprenons à être plus claire et de travailler avec les capacités de nos chevaux. La curiosité, l'ouverture et l'adaptabilité - sont nos compétences à développer, pas l'autorité ou l'utilisation de la force.
Avez-vous des soucis avec votre cheval ? Ce cours n'est pas seulement pour vous, c'est aussi et surtout pour votre cheval...
il a peur
il est très sensible ou émotive
il est raide
il a mal ou il est très tendu
il vous traîne
il vous bouscule
vous avez du mal à le seller
ou de le mettre dans le van ?
hypersensible
kissing spine, mal au dos
hyperlaxe / hypermobile (un travail sur la proprioception et la stabilité est fortement conseillé)
Évidemment, votre cheval n'a pas besoin d'avoir des problèmes pour profiter grandement des bienfaits de ce travail. Bien assurément, nous pouvons tous en profiter pour travailler sur notre propre équilibre et améliorer la finesse de nos perceptions quant à nos propres corps !
Un bon stage de découverte bien rempli pour vous faire découvrir la méthode Tellington avec les équidés.
Vous n'êtes pas sûr si c'est pour vous ? Regardez cette présentation sur le Tellington TTouch pour chevaux disponible en replay.
🗨 « ✨ En tant que praticienne et formatrice en shiatsu équin & soins énergétiques (et au contact des chevaux depuis près de 50 ans!), j'avais pourtant déjà acquis une extrême sensibilité (c'est en tout cas ce qu'on dit de moi et ce que les chevaux me montrent), mais là, WOW, j'ai encore gagné en écoute et Respect. Merci, Danielle. Merci, la Vie. Merci, Amis Chevaux. Merveilleux.... ✨ »
LIVE et interactive sur zoom chaque semaine (le mardi soir à 20h) pour les questions, réponses et commentaires sur VOTRE cheval !
Des vidéos préenregistrées chaque semaine.
Les exercices pratiques à faire avec vos chevaux.
🗨 « Moi je suis très contente d'avoir fait ce stage car j'étais très curieuse de connaître la méthode tellington depuis un bon moment. C'est vraiment passionnant et je trouve le stage très complet et bien détaillé 👍 bien dommage que ça ne soit que 4 semaines car moi j'aurai bien continué encore quelques semaines avec vous 😄😊 Je trouve très bien aussi l'idée des Lives en plus de la plate-forme et du groupe Facebook 👌 Vraiment pour ceux qui veulent découvrir la méthode je conseillerai ton stage en ligne sans hésitation 😃 » Participant du camp d'hiver
🗨 « J'ai essayé les bandes sur ma jument et franchement très chouette. Je lui ai mis une de tête et une sur le corps et elle était beaucoup plus détendue à la longe, la tête plus vers le bas. J'ai ensuite essayé en la montant et même résultat. Je suis contente.» Participant du camp d'hiver
🗨 « Oui c’était parfait. Les explications étaient très claires et je n’ai pas eu de difficulté à reproduire les exercices car tout était bien détaillé ....pas forcément évident avec un stage online. Ça donne envie de continuer et de se perfectionner.» Participant du camp d'hiver
🗨 « Ma jument est tombée au paddock ce weekend et elle boite… Notre cours sur les observations m'a bien aidé pour identifier l'endroit douloureux. Avant ce cours j'aurais eu beaucoup plus de mal à identifier d'où venait le souci.» Participant du camp d'hiver
🗨 « ✨Un stage à intégrer sans modération ✨
J'ai participé il y a quelques années a une formation d'initiation au TTOUCH avec La Méthode Tellington avec Danielle Dibbens en présentiel , et quels enseignements sérieux .
Transmis par une professionnelle très compétente et investie et par le biais d'une méthode respectueuse du Bien-être de nos compagnons.
L'enseignement est de qualité et permet d'approfondir le rapport aux corps et aux émotions , leur rééquilibrage à travers divers touchés , exercices au sol etc , tout cela dans le respect d'une relation harmonieuse et de partage , d'égal à égal avec nos partenaires équins .
Je vous invite en toute confiance à vous rapprocher de Danielle Dibbens pour découvrir le TTOUCH et ses nombreux bienfaits, rapides qui s'ancrent dans le temps et qui aideront vos chevaux à trouver un confort , un équilibre nouveaux et une confiance sincère. »
Joignez-vous à nous pour apprendre des techniques concrètes à essayer et appliquer avec vos chevaux afin d'améliorer leur bien-être, pour que votre cheval soit bien dans son corps et dans sa tête. 🐴✨👍
(Attention : Le nombre de places est limité)
🗨 « Le webinar est vraiment génial ! » 🗨 « J'ai assisté à votre live. Si je ne devais dire qu'un mot, ce serait merci. Merci pour votre bienveillance, merci pour votre respect, merci de partager vos connaissances, merci d'être passionnée et passionnante. Je me suis retrouvée dans vos mots de A à Z ! » 🗨 « Merci, très intéressant ! » 🗨 « Encore merci pour hier, c'était très intéressant ! Ça donne envie de suivre un stage »
Vous n'êtes pas sûr si c'est pour vous ? Cette présentation sur le Tellington TTouch pour chevaux est disponible en replay.
Quelque chose me dérange. C'est la fermeture d'esprit. Je l'ai vu
dans le monde équestre et je le vois dans le monde canin. Quand nous sommes tellement attachés à la manière dont on fait des choses, on laisse pas la place à des nouvelles possibilités. Ne vous méprenez pas, le changement, c'est difficile. Mais gardez l'esprit ouvert ! Personne n'a toutes les réponses...
Si c’est doux, positif, bienveillant et que cela fonctionne pour aider l'animal — essayons-le !
Sans laisser des croyances limitantes brouiller notre jugement.
Vous avez peut-être remarqué que j’ai commencé à organiser des stages pour
chiens. J’ai toujours eu envie de participer aux formations TTouch pour les
chiens, d’abord parce que cela signifie… encore plus de TTouch ! Et si vous
êtes accro vous aussi, vous savez que quand on y goûte… on ne décroche plus…
Et puis j’adore apprendre ! Pourquoi ne pas en apprendre davantage sur ces
êtres incroyables qui partagent notre vie d’aussi près ? 🐶
Alors je me lance dans l’organisation et la communication sur ces stages. Je
me suis dit qu’un groupe sur le comportement canin serait un bon endroit pour
en parler, et j’ai poliment demandé l’autorisation pour partager. On m’a
gentiment refusé, parce que le TTouch ne rentrerait pas dans leur case « basé
sur la science ».
J’aime la science, vraiment. J'aime comprendre comment fonctionnent des choses. Je soutiens des gens qui essayent de nous aider à mieux comprendre notre monde avec la science. Il y a de nombreux éléments Tellington que Linda et Robyn pratiquent
depuis des années qui peuvent être vérifiés et soutenus par la science —
certains commencent même tout juste à être expliqués parce que la science est
parfois très en retard ! Mais "la science" n’est pas une fin en soi et n'a pas toutes les réponses ! Bien
souvent, elle vient confirmer quelque chose que nous savons déjà - donc il faut d'abord le découvrir… Et parfois…
elle se trompe. Elle change aussi avec le temps... La recherche prend en compte des nouvelles informations.
C’est pourquoi il est essentiel de lire attentivement les
conditions des études - et de savoir qui les a produites - avant de s’en
servir comme preuve et influence. Si quelqu'un vous dit que c'est basé sur "la science" - n'arrêtez pas là ! Utilisez votre bon sens et votre sens critique pour bien comprendre de quoi il parle.
La méthode Tellington ne rentre pas vraiment dans le modèle des quadrants du conditionnement opérant… c’est peut-être justement pour cela que nous avons autant de bons résultats ? Nous acceptons de penser en dehors du cadre. Ne mettons pas d’étiquette. Explorons ce qui peut fonctionner pour l’individu en face de nous.
Si l’on regarde l’évolution de la méthode Tellington, à ses débuts (1975), ce qui
était proposé était très différent de ce que les gens avaient l’habitude de
voir avec les animaux. Il n’y avait pas de recherches scientifiques établies à
l’époque — et pourtant, cela fonctionnait. Je préfère l'expression « fondé sur des données probantes », car ce travail s'appuie sur des résultats concrets.
Être innovant, créatif, ouvert à ce qui peut émerger… (un esprit trouvé
dans le Feldenkrais) c’est ce qui a permis de trouver des solutions
incroyables au fil des années. Chaque formation de praticiens est l’occasion
de partager ce que nous apprenons dans
nos expériences avec des individus parfois très uniques - qui nous poussent à apprendre et à adapter - et ainsi l’innovation, l’évolution et l’apprentissage
continuent.
Il ne s’agit pas d’avoir raison.
Nous évitons les affirmations toutes faites qui ferment, comme :
Nous avons toutes les réponses.
Nous savons ce qui est vrai.
Toutes les techniques marchèrent sur tous les individus.
Ce n’est pas basé sur la science, donc c’est pas intéressant.
Je n’en ai pas l’expérience, donc c’est faux.
Je ne vois pas ce que vous voyez, donc ce n’est pas vrai.
Cela n’a jamais été fait, donc ce n’est pas possible.
Je ne sais pas ce qui va se passer si je fais ça, donc j'évite.
Mon animal est de telle race, donc ça ne marchera pas.
J’ai toujours fait autrement.
Ça ne peut pas marcher parce que...
Nous constatons qu'il y a plus qu'une vérité, il y a parfois plusieurs
solutions...
Ce que nous essayons plutôt de nous demander :
Comment pouvons-nous faire pour que la personne et l’animal réussissent ?
Que pourrions-nous changer pour obtenir un résultat différent ?
Qu'est-ce qu'on peut observer pour nous aider à faire des bons choix ?
Il ne s’agit pas de trouver LA bonne réponse. Il s’agit de
trouver la réponse qui fonctionne pour l’animal qui est devant vous,
aujourd’hui.
Qu'est-ce qui se passera si nous essayons ... ?
Si c’est doux, positif, bienveillant et que cela fonctionne pour aider l'animal — faisons-le !
Sans laisser des croyances limitantes brouiller notre jugement.
L’une de nos phrases clés vient d’Edie-Jane Eaton, une des instructrices fondatrices : « Fais simplement le
travail. »
Parce que quand nous faisons ce travail, nous voyons des changements. Nous ne
savons pas exactement quels changements vont se produire, mais nous savons
qu’ils viendront — si nous faisons le travail.
Alors faisons le travail. Explorons. Adaptons. Apprenons les uns des autres.
Et surtout, écoutons d’abord nos animaux.
Si vous êtes prêt(e) à changer votre manière de penser, à modifier votre façon
de bouger dans votre corps et à explorer les possibilités — bienvenue ! (Chacun à
sa vitesse, bien sûr !)
Si vous êtes ouvert(e) à proposer différentes techniques et solutions sans
savoir exactement ce qui va se passer, mais prêt(e) à apprendre et écouter le
feedback de votre animal — bienvenue !
Prêt(e) à expérimenter ? Ouvert(e) aux possibilités ? J’ai hâte de vous
rencontrer lors de nos prochains stages.
Ce printemps, nous avons l'incroyable chance d'avoir Robyn Hood, cofondatrice de la méthode Tellington avec nous pour ces formations. Profitez de ses 50 ans d'expérience avec cette méthode douce et bienveillante :
La communication, c'est difficile. On se trompe tous parfois.
Beano est un âne vraiment fascinant. Il peut prendre des expressions vraiment
rebutantes… et pourtant, je ne me suis jamais sentie inquiète ou en danger en
sa présence. Bon, d’accord, peut-être que les premiers jours, je jetais un
coup d’œil par-dessus mon épaule quand je m’éloignais de lui à travers le
champ… Mais c'était davantage à cause de l'étiquette « agressif » qui lui
avait été collée (renforcée par ses nombreux mouvements de tête en serpent!), et de ma
réaction très humaine face à cela, plutôt que de ce que je ressentais
réellement à ce moment-là.
Il faut garder à l'esprit, lorsqu'on est confronté à de l'« agressivité »,
que celle-ci est souvent associée à la peur.
C'est un cas tellement intéressant que j'ai pensé que vous aimeriez peut-être
voir quelques vidéos et exercer vos propres capacités d'observation ! Garder
en tête que Beano a 16 ans, la plupart de sa vie passée tout seul et pour son
dernier parage avant de venir chez nous, la sédation était nécessaire pour
l'attraper et c'était fait avec un pistolet à fléchettes.
Dans cette première vidéo, vous voyez comment il était pendant les premières
semaines. (C'est à dire après les trois jours qu'il a passés figé au même endroit,
tremblant et regardant tout comme si sa tête avait explosé... entre les autres
ânes, les écuries avec des trotteurs - et les canards...! il avait un peu la
tête qui explosait quand même...)
Pour aider Beano dans sa rééducation, nous l'avons rapidement mis en contact
avec son nouveau partenaire, Hector. Dans l'extrait suivant, on voit Beano
interagir avec Hector : ils apprennent à se connaître, même s'ils ne se
connaissent pas encore très bien à ce stade. Beano a manifestement quelques
problèmes de langage (!) et Hector lui dit en substance : « Pourquoi tu
m'insultes ? Bon, je vais t'insulter en retour pour que tu voies ce que ça
fait. » (C'est une interprétation un peu ironique, n'hésitez pas à laisser vos
commentaires ! Il y a tellement des communications dans les clips.)
Il faut connaître les bases d'une langue pour éviter la frustration et les
malentendus – cela prend du temps à tout le monde.
Ce que nous remarquons, c'est qu'ils gèrent la situation de manière très
efficace et calme, qu'ils préservent leur espace personnel, puis qu'ils
s'éloignent. C'est de bon augure pour leur future relation. Nous étions plutôt
encouragés par l'équilibre qui régnait entre eux à ce stade.
J'ai pensé vous faire part d'une des interactions que j'ai eues avec Beano au
tout début. Il se sentait plus en confiance avec son nouvel ami Hector à ses
côtés ; il vient directement vers moi et Hector dans le champ. Je lui ai
simplement tendu le dos de ma main. Il a alors alterné entre la lécher et,
lorsque Hector s'est approché, la mordre légèrement, et ses oreilles se sont
parfois rabattues vers l'arrière — il était surexcité par la situation où il
devait interagir avec moi et Hector. Au bout d’un moment, il s’éloigne de nous
pour avoir plus d’espace personnel – là où il se sent plus en sécurité.
Puis il revient ! À ce stade, il n’est pas abordable, j’ai donc dû
simplement accepter ce qui était possible pour lui ce jour-là ; c’était déjà
formidable qu’il se sente capable de s’approcher. Remarquez que je ne
réagis pas à ses expressions faciales – qui ne semblent pas très amicales
! 😆
C’est comme s’il
jonglait avec beaucoup d’émotions (ce qui est le cas, en plus d’une énorme
quantité de stimulations sensorielles !) et qu’il n’avait pas le “langage”
pour communiquer correctement.
Je vois cela un peu comme chez certains humains : lorsqu’ils sont surstimulés,
ils disent des choses inappropriées et n’arrivent pas forcément à exprimer ce
qu’ils veulent vraiment dire. Ils n’ont pas les mots, ou leurs émotions
prennent le dessus sur tout le reste.
Certaines personnes n’ont tout simplement pas de filtre et disent la première
chose qui leur passe par la tête, même si elles ne devraient pas — ce qui est
beaucoup moins problématique dans le monde animal…
Il serait très facile de se sentir offensé dans ces situations et de prendre
cette communication inappropriée de manière personnelle. Mais cela n’aide pas
— et ce n’est pas personnel !
Ce n’est pas un “mauvais comportement”. C’est simplement de la communication.
Quand on commence à voir les choses ainsi, cela change complètement la donne.
Ce que nous essayons de pratiquer ici, c’est le concept de neutralité. Ce
n’est pas un mauvais comportement, c’est seulement de la communication. Quand
on pense de cette manière, tout change. Si nous restons très neutres et que
nous ne réagissons pas à sa réactivité — ou à ce qui pourrait être considéré
comme un comportement indésirable — nous lui permettons d’explorer d’autres
façons d’interagir avec les humains et peut-être revoir ses attentes des humains.
(Bien sûr, si j’avais réellement senti que ma sécurité était en jeu, j’aurais
choisi une option comme travailler en contact protégé, avec une barrière entre
nous.)
Avec les ânes (et les chevaux), ils peuvent parfois être très confus parce que
les humains se comportent de manière incohérente, surtout en lien avec la
nourriture. (Des personnes avec un sac de carottes dans une main et un grand
bâton dans l’autre, c’est malheureusement quelque chose qu’on voit encore trop
souvent avec les ânes !)
Les friandises peuvent être très stimulantes — ils adorent ça ! Mais un âne
surstimulé peut devenir impressionnant, et l’humain ne se sent alors plus en
sécurité. L’âne, lui aussi, peut être tiraillé entre la peur des humains et
son envie de gourmandises ; cela peut être très difficile pour lui et
augmenter sa réactivité.
Peut-être que l’humain réagit en disant “non” à répétition, de plus en plus
fort, ou en faisant des gestes pour tenter de calmer la situation. J’espère
que vous comprenez que cela n’aide pas… et que, le plus souvent, cela stimule
encore davantage l’âne en “ajoutant de l’huile sur le feu” ou des bougies.
Une meilleure approche, si vous souhaitez donner des friandises comme des
carottes (à forte valeur), serait de les déposer sur le foin ou au sol autour
de son abri pour qu’il les découvre, et d’utiliser simplement les gratouilles
comme récompense.
Les récompenses alimentaires de faible valeur, comme les bouchons de foin,
peuvent être utiles en entraînement car elles les excitent moins — parfois
même le foin est une meilleure option. Quand Beano est arrivé, la seule chose
qu’il acceptait de manger était du foin, donc je m’en suis beaucoup servi au
début.
Beano est donc en train d’apprendre deux “langages” en ce moment : il apprend
à parler âne, mais aussi à parler humain. Et évidemment, les échanges entre
humain et âne se passent mieux quand l’humain comprend davantage le langage de
l’âne…
À la fin de cette dernière vidéo, vous voyez Hector utiliser ses compétences
de communication. C’est quelque chose que la plupart des gens ne
remarqueraient pas, mais regardez comment il détourne la tête de moi. C’est un
signal d’apaisement : il indique qu’il préférerait que je ne lui gratte pas le
cou ou la tête.
Il m’a déjà “expliqué” : « Si tu dois me toucher, je préfère des gratouilles
au garrot ». Il n’est pas très “tactile”, et moi je suis un peu lente à
apprendre — le pauvre, j’étais probablement plus concentrée sur ce que disait
Beano à ce moment-là.
Nous avons tous nos préférences personnelles. Tout est une question de
communication : sommes-nous capables de communiquer suffisamment efficacement
pour bien nous entendre et pour que chacun se sente en sécurité ?
Hector et Beano continuent de construire leur relation à
Heehaws, un refuge pour ânes en Dordogne. Ils seront proposés à l’adoption dans une famille très spéciale lorsque le
moment sera approprié — tous les deux travaillent encore à gagner en confiance
avec les humains.
Voici une interaction plus récente. Cela fait des semaines que nous n’avons
plus vu de “mouvements de tête en serpent” chez Beano…💕🙏
Découvrez d'autres moments de tendresse avec Beano ici sur Instagram, ou
ici sur Facebook... N'oubliez pas de liker, suivre, commenter et partager !
Communication is hard. We all get it wrong sometimes.
Beano is such an interesting donkey. He can make some very off-putting
faces... yet I've never felt worried or unsafe in his presence. Okay, maybe in
the initial couple of days I did check over my shoulder as I was walking away
for him across the field… But that was more because of the label of
“aggressive” that had been given to him, (reinforced by a lot of head snaking !) and my very human reaction to that - rather than what my felt sense was at the
time. Something to remember when dealing with “aggression” is that it is
often associated with fear.
He is such an interesting case, I thought you might like to see some videos
and practice your own observation skills ! Bear in mind that Beano is 16 years old, has spent most of his life on his own, and his contact with humans has been limited, he has had his feet trimmed occasionally under sedation. The last time his hooves were trimmed before he came to live with us, he was sedated using a dart gun.
In this first video you see what he
was like in the first weeks. (This is after the 3 days he spent parked in one
spot trembling and just looking at everything like his mind had been blown...
between the other donkeys, the trotting stables and the ducks... his mind was
blown.)
To help Beano with his reeducation, we rapidly integrated him with his new partner Hector. In this following clip, you've got Beano interacting with Hector and they're working it out together, they don't know each other very well at this point. Beano obviously has some language issues (!) and Hector's like, “What are you swearing at me for? Well, I'll swear back at you then so you see how it feels.” (This is a tongue in cheek interpretation, feel free to leave your observations in the comments ! So many communications happening in these clips.)
You have to know the rudiments of a language to avoid frustration and miscommunication - this takes time to learn for all of us.
What we notice is that they very effectively and calmly deal with the situation, they maintain their personal space, and then they walk away. This bodes well for their future relationship. We were pretty encouraged by the balance between them at this point.
I thought I'd share with you one of the interactions I had with Beano in the early days. He was more confident with his new friend Hector with
him, he comes right up to me and Hector in the field. I just offer him the
back of my hand. Then he sort of switches between licking it, and then as
Hector approaches, there's a little bite in there, and his ears sometimes go
back—he gets overstimulated by the situation of dealing with me and Hector.
After a while he moves away from us to have more personal space – where he
feels safer. Then he comes back ! At this point he was not
approachable, so I had to simply accept what was possible for him on the day,
it was already great that he felt able to approach me. Notice that I don’t react
to his facial expressions – which don’t come across as very friendly ! 😆
It's like he is juggling lots of emotions (which he is, plus a whole lot of sensorial input !) and he doesn't have the language in
order to communicate correctly. I see this as a little bit like with
some humans, that when overstimulated, they say the wrong thing and they can't
necessarily say what they mean. They don't have the words for it or their
emotions override everything.
Some people just don't have filters and say the
first thing on the mind even if they shouldn’t – this is much less of a
problem in the animal world !
It would be very easy to get offended in these situations and to take the
inappropriate communication personally. But that doesn’t help the situation –
and it’s not personal !
This is not bad behavior. This is only communication. When you start thinking about it
like that, it kind of changes the game.
What we're trying to practice here is the concept of neutrality. This is not bad behavior. This is only communication. When you start thinking about it
like that, it kind of changes the game. If we stay very neutral and we don't
react to his reactivity - or what might be considered undesirable behavior -
we allow him to start to explore how to interact with humans in a different
way, and maybe we can change his expectations. (Of course if I had really felt that I might be unsafe, I would
have chosen an option such as working in protected contact with a fence
between us.)
With donkeys (and horses) sometimes they can get very confused because humans
behave inconsistently, particularly if it is around food. (People carrying a bag of carrots in one hand and a big stick in the other, is something we sadly see too often with donkeys !) Food treats
can be overstimulating – they like them ! But an overstimulated donkey
can be quite intimidating, and then the human doesn’t feel safe. The donkey too can be juggling fear of people with their desire for yummies, this can be very hard for them and increase their reactivity.
Maybe the human reacts by saying “no” a lot, in increasing volume, or starts gesturing in an
attempt to calm things down. I’m hope you can understand that this is not going
to be helpful... and more often than not stimulates the donkey even more by adding candles. A
better approach, if you want to give treats such as carrots which are high value, would be to put them on their hay or on the ground around their shelter for them to discover, and just use scratches as a reward.
Low value food rewards such
as hay cobs can be helpful if you are doing training because they don't excite them so much - sometimes even hay is a better option. When Beano
first arrived the only thing he would eat was hay, so I used that a lot to
start with.
So Beano is learning two languages at the moment. He's learning to speak
donkey, but he's also learning to speak human. And obviously, those
conversations between human and donkey go better when the human understands
more of the donkey language…
At the end of the this last video, you see Hector using his communication
skills. And this is something that most people wouldn't really notice but look
how he moves his head away from me. This is a calming signal, he's indicating
that he'd really rather I didn't scratch his neck or his head. He’s previously
explained to me: “If you're going to touch me, he says, I'd rather have wither
scratches”. He's not big on the the touchy feelies, I'm slow to learn - and poor chap, I was probably more concentrated on what Beano was saying at the time.
We've all got our personal preferences, and it's all about how we
communicate, can we communicate effectively enough to get along
together and for everyone to feel safe?
Hector and Beano continue to forge their friendship at Heehaws, a donkey rescue in the Dordogne region of France. They will be up for adoption to a very special home when the time is right for them, both of them are still working on being more confident around humans.
Here is a more recent interaction. We
haven't see any head snaking from Beano in weeks... 💕🙏
More of Beano being cuddly just below on Instagram, or here on Facebook... remember to like, follow, comment and share !