Et si être “trop gentil” était justement ce dont nos chevaux ont besoin ?

Trop souvent, j’entends cette remarque revenir, presque comme un reproche :

« Vous êtes trop gentil avec lui… »

Comme si la gentillesse était une faiblesse.
Comme si elle empêchait d’être entendu, respecté, ou suivi.

Mais au fond… posons-nous vraiment la question :
👉 Nos animaux ont-ils besoin de moins de gentillesse… ou de plus ?

J'ai récemment eu la conversation avec une cliente, elle s'exprime que, en fait, même petite, elle n'était pas encouragée à passer du temps avec le stade préparatif – pensage, mettre la selle etc - de son poney, et souvent, elle ne pouvait même pas le préparer parce que la selle était déjà mise pour son cours précédent. Et c'était l'étape qu'elle aimait le plus, prendre soin de son poney.  Est-ce qu'il y en a une sélection qui commence à exclure ses enfants de la filière équestre parce qu'ils aimaient moins la partie "monter à cheval".  Paieront les parents des cours où l'enfant ne monte pas mais est très contente de "prendre soin" d'un être vivant incroyable ?  Une pensée intéressante.

La gentillesse n’est pas un manque de cadre

Dans notre relation avec les chevaux, les ânes ou les mules, il existe encore cette idée que pour être respecté, il faut être ferme — parfois dur — et surtout ne pas “trop céder”.

Pourtant, cette vision repose souvent sur une confusion.  Être gentil ne veut pas dire :

  • tout accepter
  • manquer de cohérence
  • éviter les limites

Au contraire.

👉 La gentillesse n’empêche pas la clarté
👉 La douceur n’exclut pas le cadre
👉 Et la coopération naît bien plus facilement dans le respect que dans la contrainte

Un cadre juste, posé avec calme et cohérence, est bien mieux compris — et accepté — qu’un cadre imposé par la pression ou la peur.

Le comportement est une forme de communication

Lorsque l’on regarde un animal réagir, refuser, s’opposer ou se fermer… ce n’est pas un “problème” à corriger.  C’est une information. Un comportement est toujours une tentative de communication :
  • inconfort physique
  • incompréhension
  • stress ou surcharge émotionnelle
  • besoin de sécurité

La vraie question devient alors : Sommes-nous en train d’écouter ?

La gentillesse, dans ce contexte, ce n’est pas être “trop doux”. C’est être disponible pour comprendre, avant de chercher à modifier.

Une autre voie est possible

Dans la méthode Tellington, la gentillesse n’est pas une option. C’est une base.

On y cherche à :

  • améliorer la conscience corporelle de l’animal
  • réduire les tensions physiques et émotionnelles
  • proposer des expériences qui renforcent la confiance
  • inviter à la coopération plutôt que l’exiger

Et cela change profondément la relation.  On ne travaille plus contre l’animal, mais avec lui.

Continuer à être gentil avec ton cheval… avec plus d’outils

Si, au fond de vous, vous ressentez que vous avez envie de rester dans cette approche — respectueuse, attentive, juste —mais que vous aimeriez aussi :

  • mieux comprendre certains comportements
  • gagner en clarté dans vos demandes
  • améliorer la coopération au quotidien

Alors, il existe des outils concrets pour vous accompagner.

Formations avec Robyn Hood, (soeur de Linda Tellington-Jones) à venir vers Metz (57): 

6-8 mai - formation équin
9 mai - formation humain
10-12 mai - formation canin

Plus d'infos et lien en MP ou sur le site tellington-ttouch.fr

 


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